Freelons est une expérimentation de lutte contre le frelon asiatique crée par un apiculteur professionnel en...
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Arrêt de Freelons
Freelons
Abandon de l’expérimentation
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Rappel du contexte
Freelons est une expérimentation de lutte contre le frelon asiatique crée par un apiculteur professionnel en Chartreuse.
Cette expérimentation a vu le jour en 2023 suite à la prolifération du frelon à pattes jaunes et au manque de solutions pour répondre à cette menace importante pour les colonies d’abeilles domestiques, l’augmentation du danger sanitaire et éventuellement de la perturbation des écosystèmes.
Freelons a axé sa stratégie de lutte sur le piégeage de printemps, méthode de lutte prometteuse qui n’a encore jamais validé de résultats probants quand à sa possible régulation de l’infestation du frelons à pattes jaunes sur un territoire. Le pari a donc été fait de tenter de faire fonctionner le piégeage de printemps en utilisant les données connues de l’ITSAP et de la seule expérimentation positive qui a durée 4 années et dont les résultats ont été partiellement publiés
Problématique
Freelons a déterminé que le piégeage de printemps ne fonctionne pas en raison des grandes causes suivantes :
1 – Pour être efficace, le piégeage doit être massif et parfaitement synchronisé. Il doit également être suivi et limité dans le temps. Mais surtout, renouvelé tous les ans à des dates qui varient chaque année.
1 – Les réseaux de piégeurs sont difficiles à organiser, à synchroniser et à suivre. Les apiculteurs n’ont pas le temps et les moyens d’organiser les réseaux.
2 – Les réseaux de piégeurs s’effondrent dans le temps. Toutes les expérimentations échouent à moyen terme car les piégeurs abandonnent leur participation à court ou moyen terme.
3 – La quantité de pièges à déployer au printemps est très importante et très coûteuse
4 – La sélectivité des pièges n’est toujours pas satisfaisante et peut causer des dommages importants à la biodiversité
5 – Si le piégeage de printemps n’est pas efficace, son coût et sa dangerosité pour la biodiversité deviennent un réel problème.
Solution proposée
L’expérimentation Freelons a été développée afin de corriger les problématiques déterminées et permettre une validation des résultats à long terme.
Pour cela, une plateforme internet a vu le jour dans le but d’automatiser le piégeage de printemps et archiver les résultats année après années dans l’objectif de valider ou non la pertinence du piégeage de printemps.
Afin de mettre en corrélation le piégeage avec l’évolution de l’infestation du frelon à pattes jaunes, la plateforme a également été conçue pour recenser les nids de frelons à l’automne et obtenir, ou non, la validation que le piégeage de printemps peut conduire à la diminution du nombre de nids de frelons au km².
La solution technique FREELONS a été développée bénévolement et sans aucun soutien financier.
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Fonctionnement de Freelons
La plateforme Freelons a été conçue dans le but de tenter de faire fonctionner le piégeage de printemps à long terme et éliminer toutes les contraintes empêchant de le faire fonctionner :
1 – Changement de la logique de piégeage. Abandon de la structure pyramidale de bénévoles pour passer sur une structure : 1 citoyen = 1 piège. L’idée est de simplifier au maximum le travail des citoyens participants et de faciliter l’accès aux foncier pour placer les pièges.
2 – Déploiement massif du piégeage sur un territoire : en informatisant les procédures, il devient plus simple d’enrôler beaucoup de personnes et de créer des réseaux de piégeurs massifs.
3 – Création d’une plateforme internet : cette plateforme permet de rendre la lutte attractive et visible. Elle permet également une autonomisation de l’enrôlement des citoyens sans la nécessité de nombreux référents apiculteurs. L’accès aux informations utiles et connaissances est facilité.
4 – Automatisation du piégeage par un algorithme informatique. Simplification et synchronisation du piégeage assurée par des notifications afin d’atteindre l’efficacité souhaitée. Renouvellement automatique annuel grâce à des relances planifiées des citoyens.
5 - Restriction de la pose des pièges grâce à une carte interactive. En limitant la pose de pièges, le coût des pièges diminue fortement et la capture d’insectes non ciblés est limité à son minimum.
6 – Pièges fournis gratuitement aux citoyens afin de faciliter l’enrôlement. Amélioration annuelle des pièges fournis grâce au suivi précis des captures.
7 – Accès aux statistiques en temps réel pour les participants ( amélioration ludique) et consolidation des données annuelles pour les gestionnaires afin d’accéder à l’évolution de l’infestation.
L’objectif de ces contraintes organisationnelles est d’obtenir un piégeage de printemps massif, synchronisé, maillé, suivi , limité et renouvelé, afin de le rendre compatible avec les travaux de l’ITSAP.
Conditions de fonctionnement
Pour que l’expérimentation Freelons fonctionne, deux conditions sont nécessaires :
1 – Communication des collectivités locales afin d’informer la population
2 – Financement et fourniture de pièges par les collectivités locales.
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Evolution de l’expérimentation
Freelons a été lancé en 2023 sur le territoire de la vallée des entremonts en Chartreuse.La plateforme internet dédiée au piégeage de printemps a été un succès rapide et le premier réseau de piégeurs s’est déployé en 15 jours à peine.
Un réseau de presque 100 piégeurs s’est auto organisés grâce à l’application. Les citoyens se sont inscrits sur la plateforme, ont choisi leurs emplacement de pièges puis sont venus chercher les pièges fournis gratuitement.
Contre toute attente, tout à merveilleusement fonctionné et le suivi des captures organisé par les notifications a permis d’avoir un suivi global de l’impact potentiel d’un tel déploiement de pièges sur la biodiversité.
La première année a permis de capture plus de 600 reines en un temps d’organisation recors et un réel espoir d’obtenir une solution perenne et peu coûteuse.
Dès 2024, Freelons a été lancé sur d’autre territoire de France, toujours grâce à l’appui de bénévoles et de nombreux réseaux de piégeurs se sont déployés de la même manière sur tout le territoire Français.
Le réseau de Chartreuse s’est auto développé pendant les 2 premières années et a chuté de 30 % dès la troisième année.
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Constatation de l’échec
Malgré un fonctionnement très prometteur, Freelons a rencontré plusieurs problématiques imprévues qui conduisent aujourd’hui à l’arrêt de l’expérimentation.
1 – Financements
Aucune collectivité ou organisation de lutte contre le frelons à pattes jaunes n’a souhaité soutenir financièrement le projet Freelons. Malgré une solution peu coûteuse à la fabrication, une plateforme qui gère des milliers d’utilisateurs quotidiens engendre des frais de fonctionnement et des coûts de structures très importants. L’aspect législatif propose également un cadre complexe et coûteux qui nécessite des financements.
La plateforme Freelons avait été lancée d’une manière expérimentale et visait des financements pour s’adapter à la charge de fonctionnement et améliorer la robustesse de développements.
2 – Effondrements des réseaux
Malgré un très bon fonctionnement au lancement, force est de constater que tous les réseaux de piégeurs continuent de s’effondrer même lorsque la charge de travail est faible et que les pièges sont fournis. Le pari de rendre les réseaux de piégeurs pérenne est perdu.
3 – Pièges
Malgré le développement et la modification permanente des pièges, il ne semble toujours pas possible d’obtenir des pièges peu coûteux, efficaces et très sélectifs.
Les pièges du marchés vendus comme « sélectifs » ne le sont pas et sont très chers.
Les pièges très efficaces sont très peu sélectifs.
Les pièges très sélectifs sont très peu efficaces.
Le développement du pièges IMA’GYNE qui s’est nourri des informations obtenus par la plateforme Freelons sur tout le territoire Français abouti aux même conclusions que celles constatés depuis de nombreuses années : plus la sélectivité d’un piège augmente et devient bonne, moins ce piège est efficace.
4 – Accueil de l’expérimentation
Dans de nombreux secteurs, l’expérimentation Freelons a été très mal accueillie. Les organisations en place ( GDS, Groupement d’apiculteurs, collectivités ) sont très hostiles à une approche plus « naturaliste » de la lutte contre le frelon à pattes jaunes.
Freelons développe en effet des concepts mal perçus tels que la concurrence inter reines, la sélectivité forte des pièges, le maillage parfait du territoire, l’arrêt de la destruction systématique des nids.
5 – Nouvelles plateformes
En 2026, de nombreuses plateformes de lutte ont vu le jour et entrent en conflit avec les concepts Freelons. Les citoyens peuvent donc facilement choisir d’autres options de lutte ce qui rend inopérant toute expérimentation sur un territoire.
Sans une exclusivité d’un outil de lutte, les données sont faussées et certaines méthodes sembles être contre productives.